Aquarys installe son premier tunnel de lavage dans les sous-sols de La Défense

« Tous les types de contenants en verre, inox, acier émaillé et plastique peuvent être traités » explique Constance Bachoud. ©Restauration21

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  Dans le sillage de l’obligation de la vaisselle réutilisable depuis le 1er janvier 2023 imposée par la loi Agec, les laveurs affûtent leurs armes. Leur cible : les restaurants optant pour l’externalisation du lavage de leurs contenants.

Créée par Tri-O Greenwishes (22 M€  de CA en 2022) qui collecte les déchets auprès des restaurateurs, les massifie et les envoie dans les filières de valorisation, Aquarys entrera le 20 février sur la piste du réemploi. La première unité de cette filiale dédiée au lavage, à l’hygiénisation et au séchage des contenants est installée  dans les sous-sols de La Défense (92). 300 m2  pour accueillir une zone sale et une propre bien distinctes, 2 tunnels de lavage (à terme), une zone pour le dérochage, soit un investissement d’1 M€ pour ce nouvel outil.

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Pour le moment, un seul convoyeur a été installé : le tunnel Meiko MIQ-B-M de 14 mètres de long et doté de 4 modules de séchage, d’une zone d’égouttage par vibration et d’une zone de climatisation pour les gobelets. « La première ligne installée en France dans cette configuration pour Meiko » assure Sabine Betirac, chef de marché restauration chez le fabricant d’équipement. Un bac à graisse de 7 000 litres a été implanté sous la ligne.

Les contenants sont lavés, hygiénisés et séchés dans l’équivalent d’une salle blanche : séparation hermétique de la zone sale avec la zone propre, standards de haute qualité conforme à la norme DIN 10534 et la méthode HACCP, système qualité audité par un laboratoire indépendant, contrôle strict de l’hygrométrie et de la température de l’air, systèmes de ventilation et de filtration dédiés.

De la collecte à la redistribution
20 000 contenants et 30 000 gobelets peuvent être traités quotidiennement. « Aquarys se charge de la collecte, du lavage et de la redistribution. Nous nous appuyons sur l’expérience en logistique, reporting et traçabilité de notre métier historique de gestion des déchets » explique Constance Bachoud, directrice de l’innovation circulaire de la jeune entreprise.

Durant les premiers mois, Aquarys tournera avec une dizaine de clients. Parmi eux, des enseignes situées sur l’esplanade et dont les contenants seront collectés à pied en chariot du fait de la proximité. Outre la restauration rapide, l’entreprise de l’économie sociale et solidaire cible le marché de l’événementiel et des cuisines centrales de la restauration collective en Ile-de-France. « Les clients parisiens seront livrés en vélo et les autres en camions électriques » poursuit Constance Bachoud.

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Lydie Anastassion

Journaliste spécialisée en restauration depuis plus de dix ans et diplômée de Paris-Dauphine, Lydie Anastassion dirige Restauration21, un média professionnel dédié aux enjeux durables du secteur. Elle enseigne également le développement durable en hôtellerie-restauration à l'EPMTTH.

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