Cantines scolaires : les familles insatisfaites des repas servis

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Lancée en octobre 2023, la consultation nationale dresse un état des lieux de la perception des cantines scolaires à l’échelle nationale.

Les résultats de l’enquête exclusive IFOP  pour Cantines Rêvolution, l’Association de l’Alimentation Durable, sur les perceptions et attentes relatives aux cantines scolaires en France, réalisée auprès de 933 familles, sont sans appel.  50% des parents se disent insatisfaits, l’enquête mettant à jour une grande disparité de l’offre des cantines en France. Quant aux jeunes convives, s’ils aiment la cantine, c’est, pour 2 tiers d’entre eux, par qu’elle leur permet de manger et de jouer avec leurs camarades, la même proportions n’aimant pas les repas qui leur sont servis .

Repas non terminés
Outre la nature des plats, l’insatisfaction concerne les quantités mangées par les enfants jugées insuffisante pour 55% des parents. Les portions servies sont également jugées congrues par un quart  des enfants, en particulier les plus grands. La préoccupation des parents est amplifiée par le constat que seuls 26% des enfants déclarent finir systématiquement le repas qui leur est servi.  82 % des enfants  ne terminent pas leurs repas du fait de l’inadéquation des plats avec leurs goûts. Pour se rassasier, 68% d’entre eux disent se  tourner  vers le pain comme substitut aux plats servis. Des chiffres qui  « appellent à un ajustement des portions mais aussi à une réflexion plus profonde sur l’alignement des menus avec les préférences des enfants » selon Cantines Rêvolution.

La transparence autour de la préparation des repas s’avère également déficiente, la moitié des parents sondés déclarant manquer d’informations claires et 62 % souhaitant que la restauration scolaire serve des repas sans aliments ultra-transformés.

L’Association de l’Alimentation Durable  souligne la nécessité de proposer dans les cantines « une offre alimentaire plus variée et attractive, capable de captiver l’intérêt des élèves et de satisfaire leurs besoins nutritionnels » ainsi que  « du pain qualitatif tant sur le plan organoleptique que nutritionnel. » Elle appelle tous les acteurs concernés – gouvernement, collectivités locales, autorités éducatives, prestataires de restauration, fournisseurs – à mettre en œuvre des politiques publiques adaptées en matière de restauration scolaire et plus largement, en matière d’éducation à l’alimentation.

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Lydie Anastassion

Journaliste spécialisée en restauration depuis plus de dix ans et diplômée de Paris-Dauphine, Lydie Anastassion dirige Restauration21, un média professionnel dédié aux enjeux durables du secteur. Elle enseigne également le développement durable en hôtellerie-restauration à l'EPMTTH.

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