Les acteurs de la restauration collective veulent du concret

« Alimentation responsable : comment faire des préconisations des Etats Généraux de l’Alimentation une réalité pour la restauration collective ? » Dans un texte commun, la FNSEA, Coop de France, le GECO Food Service, la CGI (négoce), le réseau Restau’Co et le SNRC (syndicat national de la restauration collective) présentent huit propositions afin « de créer plus de valeur et de rémunérer de manière plus équitable chaque maillon et notamment les producteurs, tout en répondant mieux aux attentes des convives ».

 

Les pistes de réflexion, présentées lors du Salon International de l'Agriculture, sont  :

1 – Défendre une exception alimentaire dans le code des marchés publics au niveau européen, en particulier sur la question de l’origine des matières premières.

2 – Mener une réflexion avec tous les acteurs économiques présents au sein de nos territoires, sans opposer les modes de production, de fabrication et de distribution, dans une logique de filière et en ayant une vision du local qui soit adaptée au territoire.

3 – Revaloriser les budgets consacrés à l’alimentation en restauration collective pour favoriser un achat public responsable

4 – Faciliter la prise en compte des évolutions de cours et du coût des facteurs de production (mécanisme efficient de révision des prix dans les marchés publics)

5 – Clarifier les critères de sélection des appels d’offre en matière d’alimentaire durable en intégrant des critères qualitatifs, environnementaux et sociaux afin que le prix ne soit plus le critère dictant les comportements d’achat

6 – Mieux utiliser les instruments de la commande publique (le sourcing) en renforçant la formation des acheteurs publics

7 -Réduire le gaspillage alimentaire en jouant sur la complémentarité des gammes de produits (produits agricoles frais, conserves, surgelés, …)

8- Faire de la pédagogie auprès des convives.

 

En 2016, la restauration collective a servi 3,6 milliards de repas, ce qui représente 7 milliards d'euros d'achats alimentaires. « Au-delà des chiffres que représente la restauration, il est à souligner que chaque convive est un consommateur et donc la restauration est une chambre d’écho à ne pas négliger » soulignent les signataires. 

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Lydie Anastassion

Journaliste spécialisée en restauration depuis plus de dix ans et diplômée de Paris-Dauphine, Lydie Anastassion dirige Restauration21, un média professionnel dédié aux enjeux durables du secteur. Elle enseigne également le développement durable en hôtellerie-restauration à l'EPMTTH.

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