WikiPearls : l’emballage se mange

Photo©Restauration21Ouvert à la mi juin dans les locaux du Foodlab (Paris Ier), le WikiBar est le premier espace concept store (dessiné par Mathieu Lehanneur) à vendre des produits dont l'emballage se mange. Pour les beaux jours, il propose des WikiPearls glacées, des boules de glace enrobées d'une peau comestible et 100 % biodégradable. A la carte : vanille et emballage cacahuète, mangue et emballage coco, chocolat et emballage noisette. Les glaces ont été élaborées par Philippe Faur.

 

"La peau conserve le froid et garantit une stabilité gustative" assure David Edwards (photo), à l'origine de cette innovation et fondateur du Foodlab. Si la technologie de la peau repose sur 22 brevets, sa composition "inspirée par la nature", peut être résumée à 90 % de particule naturelle (90 %) comme le chocolat ou la vanille associée à couches de chitosane et d'alginate et à du calcium.

 

"Il n'y a aucune limite dans les associations de parfums, souligne David Edwards, les billes peuvent également être composées d'une glace au foie gras enrobée d'une peau à la betterave". Du coup, les déclinaisons sont multiples : glacées mais aussi chaudes pour des billes de soupe (elles sont micro-ondables), froide pour des pearls au fromage, yaourt… sans oublier les WikiPearls boissons. Et toutes peuvent être passées sous l'eau avant consommation.

 

 

Photo©Restauration21 (2)Au WikiBar, les billes de glaces en VAE sont enveloppées dans un papier en cellophane de cellulose 100 % bio dégradable affublé d'une étiquette en papier recyclé. A l'automne, la commercialisation en GMS sera déployée en France et aux Etats-Unis, où la startup WikiFoods qui développe le concept et présidée par Greg Horn, est également implantée.
WikiFoods propose également un distributeur automatique de pearls élaborées à la demande, la machine faisant les mélanges adéquats, en fonction des choix du consommateur effectués parmi une série de propositions d'ingrédients. Une application à implanter en restauration rapide même si les pearls pourraient intéressées d'autres publics. En effet, une bille représente 50 calories mais la peau peut être enrichie, ce qui laisse augurer de développements possibles en restauration, en particulier vers les personnes dénutries.

 

Photo©Restauration21 (3)Le distributeur automatiques de WikiPearls réalisées à la demande.

 

Photos©Restauration21

Partager cet article

Lydie Anastassion

Journaliste spécialisée en restauration depuis plus de dix ans et diplômée de Paris-Dauphine, Lydie Anastassion dirige Restauration21, un média professionnel dédié aux enjeux durables du secteur. Elle enseigne également le développement durable en hôtellerie-restauration à l'EPMTTH.

COMMENTAIRES (0)