La jeune pousse Lemon tri collecte les déchets de boissons

Lemon tri - Photo©Restauration21Comment augmenter le taux des déchets recyclés en
France ? Une question qu'Emmanuel Bardin et Augustin Jaclin se sont posée
au cours de leurs études  en école de
commerce. Ils ont emprunté la voie du green business et créé, il y a deux ans,
Lemon Tri, une entreprise spécialisée dans la collecte des déchets de boissons.
Leur dernière machine de tri vient tout juste d’être installée dans l’agora  de la Reims Management School  (51) à la demande d’une association étudiante
à vocation écolo. A Paris, il faut aller au RIE (restaurant inter entreprises)
situé au sous-sol du 152 avenue de Malakoff, pour en découvrir un exemplaire,
installé au niveau de la desserte des plateaux. La machine peut avaler 30 déchets
à la minute, les compacter et les
stocker dans des bacs distincts selon leur nature.

 

Pour chaque déchet collecté, un
centime d’euro est reversé à une association. Mais chaque utilisateur peut aussi
cumuler des points en s’identifiant sur la machine avant de les échanger, en
ligne, contre des récompenses sélectionnées par le donneur d'ordre.

 

"C’est un service
de dépôt de machine. Le client s’abonne 
pour 250 à 300 € par mois. Nous le formons à l’utilisation, nous
entretenons la machine et assurons la collecte et la valorisation des déchets
"
explique Emmanuel Bardin. Plastique PET, PP et PS, carton, canettes aluminium,
Lemon tri revend les éléments collectés à de gros opérateurs du
recyclage : Sorepla et Eco Collector par exemple. Lesquels leur délivre un
certificat de recyclage qu'Emmanuel Bardin et Augustin Jaclin peuvent transmettre
à leurs clients. « La machine assure
la traçabilité du déchet. Sur notre site internet, le client peut, en  se connectant, effectuer un suivi en ligne des
emballages destinés à 100 % au recyclage
 ». Les trajets effectués
pour enlever les déchets chez les clients sont compensés en CO2.

En 2012, le parc Lemon tri, constitué  d’une vingtaine de machines, a collecté
100 000 déchets de boissons. Cette année, les deux entrepreneurs
ambitionnent d’installer en moyenne 5 nouvelles machines par mois. Ils ciblent
les équipements sportifs, la restauration collective et les écoles
d’enseignement supérieur.

Importée des Etats-Unis ou d’Allemagne, la machine est
adaptée aux formats des boissons  venues
en France. Une seconde machine, plus grande, est également disponible, en
version collecteur d'emballages uniquement. Chaque modèle est personnalisable.

 

http://www.lemontri.fr

Photo©Restauration21

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Lydie Anastassion

Journaliste spécialisée en restauration depuis plus de dix ans et diplômée de Paris-Dauphine, Lydie Anastassion dirige Restauration21, un média professionnel dédié aux enjeux durables du secteur. Elle enseigne également le développement durable en hôtellerie-restauration à l'EPMTTH.

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