Le mini centre de tri Canibal : une solution 3 en 1 pour les emballages boissons hors domicile

Designee en collaboration avec l’agence DA Design et fabriquée en Rhône-Alpes, la machine Canibal s’apparente à un éco-centre intelligent et incitatif qui collecte, trie et compacte immédiatement les déchets de boissons : bouteilles en plastique, canettes en acier et en aluminium, gobelets.

 

La machine Canibal en phase de déploiement dans les sièges sociaux des entreprises ou dans les espaces publics peut ‘avaler’ jusqu’à 6 000 déchets identifiés par leur code barres,  les compacter et les stocker dans des contenants différents. Un modèle réduit d’une capacité de 1 000 à 1 500 déchets, plus approprié aux chaînes de restauration rapide, par exemple, est attendu pour septembre 2012. La machine incite le consommateur au recyclage grâce à un « jackpot » délivrant des bons de réduction, ou autres offres définies par le client, à chaque fois qu’il jette un déchet. « La récompense donne un côté plaisir au geste de tri, et surtout on constate qu’il permet de multiplier par 2 à 3 le volume de déchets collectés » souligne Stéphane Marropodi, co-créateur avec Benoit Paget de l’entreprise située à Gennevilliers (93).

 

Connectée par système 3G avec une plate-forme de gestion, chaque machine est suivie en temps réel. Les tournées de collecte sont déclenchées une fois atteint un certain seuil de remplissage, ce qui permet d’optimiser les déplacements.

 

Valorisation du Bilan Carbone du client

Vendu 249 euros par mois, le service (installation, maintenance et récupération des déchets) inclut également la délivrance au client d’un certificat de revalorisation des déchets produit par les partenaires industriels de Canibal ainsi que la possibilité d’intégrer dans son rapport d’activité environnementale les  réductions d’émissions de CO2 obtenues lors des collectes.

Benoit Paget et Stéphane Marrapodi ont  mis en place une économie circulaire. « En 90 jours, nous sommes capables de certifier que les déchets collectés par Canibal reviennent dans l’industrie et donc contribuent à réduire la pénurie en France ce de type de matières premières », expliquent-ils. Pour cela, ils ont construit des filières de revalorisation adaptée à chaque déchet et situées en France. Une fois broyées par Cornec, les canettes en aluminium sont recyclées par Constellium sur le site de Neuf-Brisach. Les canettes  en acier partent chez Arcelor Mittal, les déchets en PET sont traités par des différents partenaires en région ainsi que les gobelets. «Sur Paris et région parisienne et bientôt sur Lyon, nous disposons d’une logistique intégrée. Nous prendrons cette option dans les villes où nous atteindrons le seuil de  50 machines installées », ajoute Stéphane Marrapodi. www.canibal.fr

 

 

Photo©Restauration21Benoit Paget table sur le déploiement de 250 machines d’ici au mois de juin prochain, l’objectif étant d’atteindre 10 000 machines d’ici à 5 ans. Photo©Restauration21

 

Un partenariat avec Vittel  et Vivaparis –

La marque d’eau Vittel (Nestlé Waters) soutient le déploiement des 100 premières machines Canibal en proposant aux utilisateurs la possibilité de gagner au « jackpot » présent sur la machine des bons de réduction ou de faire un don à l’organisation Pur Projet engagée dans la reforestation. Créé par Vittel, un petit film pédagogique sera visible sur l’écran des machines. L’une d’entre elle a été  installée début novembre dans les locaux de l’entreprise à Meudon-La-Forêt (92). Vittel s’apprête à lancer une bouteille en 33 cl, 50 cl et 1 l, dont le PET contiendra 30 % de matière végétale (résidu de canne à sucre importée d’Inde).

Des bornes Canibal seront également déployées par Vivaparis sur les sites de Paris expo Porte de Versailles et de l’Espace Champerret.

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Lydie Anastassion

Journaliste spécialisée en restauration depuis plus de dix ans et diplômée de Paris-Dauphine, Lydie Anastassion dirige Restauration21, un média professionnel dédié aux enjeux durables du secteur. Elle enseigne également le développement durable en hôtellerie-restauration à l'EPMTTH.

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