71 % des enfants à l’école primaire ont un menu végétarien hebdomadaire selon Greenpeace France

La loi Egalim impose un repas à toutes les cantines scolaires publiques et privées, de la maternelle au lycée, de  proposer au moins un menu végétarien (sans viande ni poisson) par semaine. Une mesure menée à titre expérimentale pendant deux ans.

Greenpeace France a  publié le 22 septembre une nouvelle enquête sur l’application de la loi Egalim qui rend obligatoire l’offre de menus végétariens à l’école. Les cantines des classes primaires semblent jouer le jeu.  «73 % des villes appliquent la loi dans les écoles maternelles et élémentaires. Ces résultats montrent à quel point les choses ont progressé dans le bon sens » , selon Laure Ducos, chargée de campagne Agriculture et Alimentation à Greenpeace France. 71 % des élèves des écoles maternelles et élémentaires ont en effet droit chaque semaine à un menu végétarien (obligatoire ou optionnel) contre seulement 10 % il y a deux ans.  3 % peuvent en avoir 2 par semaine, 20 % de temps en temps. Seuls 6 % en 2020 n’ont aucune alternative à la viande ou au poisson, contre 69 % en 2018. L’enquête s’est également intéressée à la qualité et à la composition des menus végétariens servis. Elle souligne la  diversification des menus avec plus de la moitié composée de protéines végétales (dhal lentilles-coco, couscous végétarien…). Plus du quart des menus végétariens servis contiennent au moins une composante bio.

Collège et lycées à la traîne

Mauvaise note en revanche pour les cantines des collèges et des lycées. Seulement 59 % des collèges et 52% des lycées dont les menus ont été analysés par Greenpeace France appliquent la loi. Dans la moitié des cas, le plat carné est très souvent remplacé par une omelette. Et seul un menu végétarien sur 10 contient des produits bio.

« Près d’un an après l’entrée en vigueur de l’expérimentation de menus végétariens, il n’est pas tolérable que certaines collectivités ne la mettent toujours pas en œuvre, poursuit Laure Ducos. (…) L’expérimentation actuellement en cours d’une durée de deux ans doit être élargie, pérennisée et étendue à l’ensemble de la restauration collective. » Greenpeace France, compte tenu du contexte de crise actuelle, demande également au gouvernement de soutenir, structurellement et financièrement, les collectivités dans cette mise en place de menus végétariens de qualité dans les écoles.

Cartographie de Greenpeace France des menus végétariens dans les écoles primaires.

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Lydie Anastassion

Journaliste spécialisée en restauration depuis plus de dix ans et diplômée de Paris-Dauphine, Lydie Anastassion dirige Restauration21, un média professionnel dédié aux enjeux durables du secteur. Elle enseigne également le développement durable en hôtellerie-restauration à l'EPMTTH.

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