Bel Foodservice mise sur le bio et Egalim

Pour le groupe français, l’heure est à la préparation de la reprise de l’activité de  la restauration.

Sur le marché de la restauration collective qui représente 80 % de son activité « out of home » (hors domicile), et qui, depuis mars 2020, est porté par la restauration scolaire, Bel Foodservice met en avant ses 7 références bio : 4 portions, 1 ingrédient et 2 fromages à la coupe. Sur 2019-2020, les portions bio – Chanteneige, Kiri, Mini Babybel et Vache qui rit, ont progressé de 50 % en 2020, boostées par Egalim.   « Nous avons de la marge de progression, [elles] ne représentent que 5 % de nos ventes de portions et  les collectivités n’ont pas atteint les 20 % de produits bio imposées par la loi Egalim à partir de 2022 » souligne l’explique Sarah Dupuy, chef de groupe Foodservice France. Sur le segment des cantines scolaires sommé de proposé un repas végétarien au minimum hebdomadaire, Cécilia Chesneau-Wery, chef de marque, rappelle que la gramme « ingrédients » permet  aux chefs de cuisiner  « d’apporter de l’onctuosité dans les dans les plats végétariens »  destinés aux demi-pensionnaires.

Côté restauration commerciale, Bel annonce des innovations pour ce printemps tout en refusant d’en dévoiler d’avantage pour le moment. L’industriel lancera au printemps un nouveau site Internet,  Bel Inspirations. Témoignages, vidéos avec les bons gestes et recettes gourmandes dont celles créées en exclusivité par le Chef Yoni Saada, nouvel ambassadeur de la marque auprès de cuisiniers.

Fort de ses marques patrimoniales, le fromager renforce sa  signature « For All, For Good » avec l’objectif affiché d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2035 « tout en gardant l’accessibilité des produits » selon Béatrice de Noray, DG de Bel France. Bel annonce avoir mis en place des solutions pour que les emballages de ces produits soient réduits, prêts au recyclage (plastique des seaux, opercules et emballages des portions en aluminium), voire compostables (film cellophane). Ce qui est le cas aujourd’hui pour  75 % d’entre eux, la totalité devant l’être en 2025.

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Lydie Anastassion

Journaliste spécialisée en restauration depuis plus de dix ans et diplômée de Paris-Dauphine, Lydie Anastassion dirige Restauration21, un média professionnel dédié aux enjeux durables du secteur. Elle enseigne également le développement durable en hôtellerie-restauration à l'EPMTTH.

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