Mirazur, premier restaurant 3 étoiles au monde labellisé B Corp

A Menton (06), le Mirazur surplombe la Méditerranée. © Matteo Carassale

Le chef Mauro Colagreco et  ses équipes défendent le principe de la gastronomie circulaire pour améliorer les pratiques et le modèle actuel de l’alimentation.

Après avoir hissé le Mirazur au rang de Meilleur Restaurant du Monde (2019), obtenu la toute première certification Zéro-Plastique (2020), reçu une étoile verte Michelin (2020) et été le premier chef nommé ambassadeur de bonne volonté en faveur de la biodiversité par l’Unesco (2022), Mauro Colagreco poursuit son engagement pour une cuisine durable et engagée.

Lire aussi :  Au Mirazur : Choisir des alternatives au plastique jetable et gérer leur vie.

Pour obtenir le label américain B Corp (pour « Benefit for all Corporations », l’établissement mentonnais a démontré, par  ses actions concrètes en matière de  performances sociales et environnementales,  sa responsabilité vis-à-vis de son, écosystème (actionnaires, employés, clients et partenaires) et sa transparence dans les pratiques et performances (publication d’audits d’impact détaillés). Il rejoint une communauté internationale riche de plus de 8 900 entreprises de tous secteurs d’activités  dont plus de 450 françaises.

« Nous nous engageons à soutenir les économies locales, à promouvoir une culture éducative mettant en avant l’importance du respect et de la protection de notre environnement. (…) Nous défendons l’artisanat, l’éducation, la biodiversité et la planète à travers une gastronomie responsable qui vise à reconstruire notre société en protégeant les intérêts des générations présentes et futures » souligne le chef dans un communiqué de presse.

Gastronomie circulaire
Depuis l’ouverture du Mirazur en 2006, Mauro Colagreco soutient le mouvement de gastronomie circulaire dont il a inscrit les principes dans un manifeste recensant un ensemble d’actions concrètes, non exhaustives. Celles-ci  peuvent être mis en place dans un établissement quelque soit le niveau de son ticket moyen. Les différents axes sur lesquels il s’est lui même engagé au travers de ses différents établissements sont :

– toujours faire les choix en faveur de la nature ;
– consommer ultra frais, local, de saison, idéalement issu de la cueillette biologique voire biodynamique ;
– prendre soin des sols pour les rendre de plus en plus vivants ;
– cuisiner en préservant les biodiversités végétale et animale ;
– valoriser les produits dans leur entièreté ;
– trier, recycler et envisager systématiquement un retour à la terre ;
– éradiquer totalement le plastique à usage unique ;
– soutenir sa communauté ;
– respecter, éduquer et former ;
– travailler à compenser son empreinte carbone.

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Lydie Anastassion

Journaliste spécialisée en restauration depuis plus de dix ans et diplômée de Paris-Dauphine, Lydie Anastassion dirige Restauration21, un média professionnel dédié aux enjeux durables du secteur. Elle enseigne également le développement durable en hôtellerie-restauration à l'EPMTTH.

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