Nutrition : un code couleur pour les aliments vendus en restauration hors domicile ?

Dans son rapport sur la prévention nutritionnelle remis fin  janvier à la ministre de la Santé, Marisol Touraine, dans le cadre de la stratégie nationale de la santé, le professeur Serge Hecberg (Inserm) préconise la mise en place d'un système d’information nutritionnelle unique sur la face avant des emballages des aliments afin que les consommateurs puissent comparer les différents produits. Et choisir en connaissance de cause.

 

L'auteur propose que "cette échelle de qualité nutritionnelle du PNNS" unique pour l’ensemble des produits alimentaires, représente 5  classes (à définir, ndlr) de qualité nutritionnelle par un code couleur couplé (ou non) à une note, apposée  sur la face avant des emballages des produits alimentaires, sur les emballages et documents promotionnels et publicitaires du produit pré-emballés ou pour les produits bruts sur les rayons des lieux de vente ou à l’intérieur des magasins (et sur les supports internet)". Il indique que cet outil "pourra être mis en place en restauration hors domicile" et précise un peu plus loin qu'il concernera "les plats servis dans le cadre des chaînes de restauration collective type fast-food  utilisant des recettes standardisées (accompagné dans  ce cadre d’une mention visible de l’apport calorique des menus, plats et boissons proposés à la vente)".

 

Egalement dans le viseur, les opérateurs en distribution automatique devront, selon les propositions du rapport, coupler toute machine offrant à la vente des produits alimentaires (notamment des boissons sucrées ou au goût sucré) à une fontaine d’eau réfrigérée "attenante, intégrée dans le distributeur ou à proximité", l'installation et maintenance étant à leur  charge. Enfin, les distributeurs automatiques "devront obligatoirement contenir au moins 30 % de leur  offre de boissons et 30 % de leur offre d’aliments solides appartenant à la gamme des produits  alimentaires de bonne qualité nutritionnelle porteurs du logo Vert (A) ou Jaune (B)".

 

Les promotions commerciales type "Happy Hours" pour  les boissons alcoolisées seraient "interdites avec la possibilité de les remplacer (…) par la promotion des aliments et boissons considérés comme ayant une qualité nutritionnelle favorable à la santé (produits autorisés à la publicité)".

 

Le rapport recommande aussi la distribution de "coupons pour fruits et légumes" pour les familles les plus défavorisées et la mise en place de facilités pour favoriser la pratique régulière d'une activité physique.

 

Télécharger le rapport

 

 

Partager cet article

Lydie Anastassion

Journaliste spécialisée en restauration depuis plus de dix ans et diplômée de Paris-Dauphine, Lydie Anastassion dirige Restauration21, un média professionnel dédié aux enjeux durables du secteur. Elle enseigne également le développement durable en hôtellerie-restauration à l'EPMTTH.

COMMENTAIRES (0)