Geb Solutions déshydrate les biodéchets du Louvre

Photo©Restauration21.frVéritables labyrinthes, les sous-sols du musée du Louvre (Paris Ier) abritent une technologie innovante en matière de gestion des biodéchets. Installées en mai dernier, deux machines conçues par Geb Solutions déshydratent 600 kg de biodéchets par jour qui proviennent de l'activité de restauration collective (Eurest) à destination de tous les salariés du site historique et de l'activité de restauration commerciale située dans la zone muséographique, la zone d'accueil et du Café Marly.

 

"Nous avons imposé la déshydratation des biodéchets à notre prestataire [Sita, ndlr] en charge de la propreté", explique  Christophe Gautelier (photo), conducteur des travaux à la direction architecture muséographie-technique du Louvre.

 

L'entreprise de nettoyage est chargée de la pré-collecte et du tri de tous les déchets – organiques, carton, papier,  aluminium, PET, gobelets, déchets verts – lesquels font tous l'objet d'un traitement différent en vue d'une valorisation. Des petits véhicules électriques récupèrent les bio-seaux de 18 litres (une cinquantaine dans le dispositif) déposés par les agents techniques sur des points de collecte disséminés sur les 5 km de voiries souterraines et les acheminent aux machines.  Une fois vidés, les seaux sont nettoyés et désinfectés par le prestataire et remis sur le circuit.

 

 

"Pas besoin de mettre en place de zone réfrigérée pour le stockage de ces déchets, ils sont traités tous les jours, avec 5 rotations quotidiennes, complète Christophe Gautelier. Depuis 2 mois, nous versons également le marc de café dans les machines, avec les autres déchets organiques". A la fin de la journée, les deux machines ont produit 100 kg de matière sèche chacune (soit 200kg /jour) que la ville de Paris  pourrait utiliser prochainement pour fertiliser les jardins du Louvre ainsi que celui des Tuileries.

 

Légende photo :  "Les machines permettent de ne pas avoir à stocker les bio-déchets et évitent de transporter des matières organiques chargées d'eau à 90 %" souligne également Christophe Gautelier. Photo©Restauration21.fr

 

www.geb-solutions.com

P1100733Les déchets organiques  sont mélangés dans la cuve. Photo©Restauration21.fr

 

 

 

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Lydie Anastassion

Journaliste spécialisée en restauration depuis plus de dix ans et diplômée de Paris-Dauphine, Lydie Anastassion dirige Restauration21, un média professionnel dédié aux enjeux durables du secteur. Elle enseigne également le développement durable en hôtellerie-restauration à l'EPMTTH.

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