En 2018, la restauration a acheté pour 555 millions d’euros HT de produits bio

Les achats de produits issus de l’agriculture biologique en restauration ont bondi en 2018 pour atteindre 555 millions d’euros HT, selon les chiffres de l’Agence Bio présentés le 4 juin, contre 452 millions d’euros HT en 2017. Une progression qui contribue à la croissance inégalée (+ 15,7 %) de la consommation de produits bio en France tout circuit confondu,  celle-ci atteint 9,7 milliards d’euros et représente 5 % de la consommation alimentaire des ménages français.

Est-ce que ce sont les effets booster de l’article 24 de la Loi Egalim ?  La restauration collective sociale a acheté 319 M€ de produits bio en 2018, des achats en progression de 27 % par rapport à 2017. D’ici au 1er janvier 2022, la restauration collective publique devra servir  50 % de produits durables dont 20 % de produits issus de l’agriculture biologique.

Avec 236 M€ d’achats en bio, la consommation de produits bio en restauration commerciale progresse de 14,5 %. « La croissance des achats de produits en RHD est plus dynamique que la croissance globale de la consommation en bio, souligne Florent Guhl, directeur de l’Agence Bio. Un débouché qui représente, selon lui,  « une vraie opportunité pour les fruits et légumes bio français » dont les surfaces de production ont triplé depuis 10 ans. « Les productions des surfaces actuellement en conversion pourront répondre aux exigences de la loi Egalim

Sans surprise, c’est la grande distribution qui enregistre presque la moitié (49 %) des achats en produits biologiques des ménages. Avec un recul de 2 points de leur part de marché à 34 %, les réseaux spécialisés affichent une progression moins forte avec 7,7 %. La vente directe et le circuit artisans et commerçants représentent respectivement 12  % et 5 % des parts de marché.

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Lydie Anastassion

Journaliste spécialisée en restauration depuis plus de dix ans et diplômée de Paris-Dauphine, Lydie Anastassion dirige Restauration21, un média professionnel dédié aux enjeux durables du secteur. Elle enseigne également le développement durable en hôtellerie-restauration à l'EPMTTH.

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