Blé : McDonald’s France s’engage à acheter 8 500 t/an à prix ferme sur 3 ans

Photo@Restauration21C'est une première pour les secteurs de la restauration et des céréales.

Mardi 14 février, McDonald's France a signé la première contractualisation pluriannuelle de la filière blé avec les coopératives Valfrance,  Beauce Gâtinais Céréales, les Grands Moulins de Paris/Nutrixo et East Balt France, son  principal fournisseur de petits pains spéciaux (buns). L'accord concerne 8 500 tonnes de blé achetées par an à un prix ferme départ coopérative , sur 3 ans renouvelables, à partir de la récolte 2012. Ce qui représente, en aval,  25 % des besoins annuels de l'enseigne de restauration pour la production de ses buns et en amont 140 exploitations agricoles. En 2011, 36 087 tonnes de blé d'origine 100 % française ont servi à la fabrication de 644 millions de  buns par East Balt France pour les 1 226 restaurants de l'enseigne, impliquant 495 producteurs de blé français.

 

 

"McDonald's France travaille sur la contractualisation depuis 10 ans. Ce contrat à prix ferme garanti est basé sur le coût de revient de l'agriculteur", a commenté Sébastien Bordas, directeur des achats chez McDonald's France, soulignant que ce contrat apportait à l'enseigne "une triple sécurisation : économique, quantitative et qualitative" et qu'il constituait "un premier pas". Seul le coût de l'intrant azoté pourrait faire fluctuer le prix ferme convenu dans un tunnel de 10% de la tonne de blé de force (235 €/t, soit 205 € à 220 € pour le producteur), celui du blé panifiable de meunerie étant fixe (180 €/tonne soit 170 €/t pour le producteur).

Pour la 12e année consécutive, la chaîne de restauration sera présente sur le Salon International de l'Agriculture (du 25 février au 4 mars 2012 à Paris – Porte de Versailles). L'occasion de présenter ses politiques filières :  170 000 tonnes / an de pommes de terre contractualisées depuis 3 ans (soit 80 % de ses besoins) et 15 000 animaux de race bovine en 2012. L'enseigne a mis en place un réseau de fermes référentes, dont l'une d'entre elles, située dans le Loiret, va concentrer l'ensemble  des bonnes pratiques environnementales qu'elle revendique : gestion de l'eau, de l'énergie, réduction des émissions de GES, biodiversité, bien-être animal…

Photo@Restauration21

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Lydie Anastassion

Journaliste spécialisée en restauration depuis plus de dix ans et diplômée de Paris-Dauphine, Lydie Anastassion dirige Restauration21, un média professionnel dédié aux enjeux durables du secteur. Elle enseigne également le développement durable en hôtellerie-restauration à l'EPMTTH.

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