La restauration collective actrice du Pacte national contre le gaspillage alimentaire

Vendredi 14 juin, le Ministre délégué à l'Agroalimentaire
Guillaume Garot signe le Pacte national contre le gaspillage. Un document
élaboré en concertation avec les parties prenantes, monde agricole, marchés de
gros, restauration collective, industries agroalimentaires, grande
distribution, collectivités territoriales, qui vise à diminuer par deux le
gaspillage alimentaire d'ici à 2025 en France.

 

Est considéré comme gaspillage alimentaire "toute nourriture destinée à la consommation
humaine qui, à un endroit de la chaîne alimentaire, est perdue, jetée ou
dégradée
" précise le document provisoire présenté et discuté par
l'ensemble des acteurs lundi 10 juin au ministère et qui expose les engagements
de l'Etat et des partenaires. Nous n'aborderons ici que celles concernant le
secteur de la restauration.

 

L'Etat s'engage dans la mise en  place de formations sur le thème du
gaspillage alimentaire dans les lycées agricoles et les écoles hôtelières (à la
rentrée 2014). De plus, il indique qu'un travail sera lancé pour clarifier le
cadre législatif et réglementaire du don alimentaire par des entreprises et des
restaurants à destination d'associations caritatives, notamment en ce qui
concerne le transfert de responsabilité, de la bonne application des pratiques
d'hygiène et respect des règles sanitaires (lire l'article).

 

Des clauses
relatives à la lutte contre le gaspillage alimentaire  seront instaurées dans les marchés publics de
la restauration collective (DSP et denrées). Celles-ci pourront concerner
" l'approvisionnement et les
circuits courts, la taille des portions, la possibilité d'acheter des portions
adaptées aux convives ou qui permettent de lutter contre la gaspillage, la
sensibilisation des clients, équipes et convives, les processus de préparation
des repas
". De plus, les entreprises ayant à fournir un bilan de RSE
auront mettre en œuvre une action de reporting sur le gaspillage alimentaire.

 

De leur côté, les professionnels de la restauration
collective s'engagent à mener des actions de sensibilisation auprès de leurs
clients, des actions de prévention et à améliorer leurs pratiques
professionnelles. "Nous allons préparer
une lettre d'engagement pour nos adhérents du SNRC
" a indiqué Dominique-Philippe
Bénézet , délégué général du Syndicat national de la
restauration collective (SNRC) et président du groupe de travail
restauration collective au sein du comité de pilotage , préalablement, nous aurons à mettre en place une évaluation de
situation de départ tout en prenant compte les spécificités propres à chacun
des segments de la restauration collective
". Dominique-Philippe Bénézet
a par ailleurs rappelé que l'Etat devait inciter les donneurs d'ordre
(collectivités publiques) à bien appréhender le nombre de convives effectifs afin
d'ajuster le nombre de repas préparés et servis.Le CCC (Association de la restauration collective en gestion directe) est également signataire du Pacte.

 

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Lydie Anastassion

Journaliste spécialisée en restauration depuis plus de dix ans et diplômée de Paris-Dauphine, Lydie Anastassion dirige Restauration21, un média professionnel dédié aux enjeux durables du secteur. Elle enseigne également le développement durable en hôtellerie-restauration à l'EPMTTH.

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