L’économie circulaire et la collecte des emballages à usage unique au sommaire du Livre blanc de la FNB

Vignette_film_recuperation_du_verre_perduLa FNB  (Fédération Nationale des Boissons) réunit les 25 propositions des distributeurs-grossistes en boissons dans un Livre blanc destiné au futur occupant du palais présidentiel. 5 axes (1) sont privilégiés dont la problématique de la collecte des déchets de boisson. La FNB insiste sur la nécessité de « recycler plus largement les déchets en favorisant l’économie circulaire et l’obligation de  collecter les emballages  à usage unique ainsi qu’en incitant les collectivités locales à  repenser leur modèle de collecte ».

Les boissons commercialisés au sein des établissements de la CHD sont conditionnés soit dans des emballages consignés, comme le verre et les fûts métalliques, soit des emballages à usage unique, dits «perdus». Ce sont les contenants en verre, en PET, le carton et les boîtes en acier. Selon les chiffres de la FNB, 750 millions de bouteilles en verre à usage unique sont servies, par an,  dans les  établissements CHR, ce qui représente près de 80 % de la totalité des formats d’emballages « perdus » en  tonnage. Pour les récupérer, des distributeurs-grossistes ont mis en place une collecte en optimisant la logistique retour. « En 2015, 980 tonnes de  verre « perdu »  ont  ainsi  été  collectées par plus de 50 distributeurs-grossistes  en   boissons » précise la FNB.  Ils recourent également aux bouteilles en verre consignées «re-remplissables» et «réutilisées au minimum entre 15 à 50 fois».

Les opérateurs regrettent que ces initiatives se heurtent à l’immobilisme de collectivités locales « qui refusent souvent de repenser leur modèle de collecte». La FNB formule deux propositions :

– Favoriser l’utilisation du consigné et l’obligation de collecter les emballages perdus  par la mise en œuvre  « d’une politique claire et cohérente de collecte et de recyclage des déchets  en CHR, qui repose aussi bien sur la  consigne que sur des mécanismes  innovants permettant de traiter les  emballages à usage unique» .

– Inciter les collectivités locales à repenser leur modèle de collecte des  déchets.

 

(1) Les quatre autres axes sont :

– Stopper la sur-règlementation ;

– Simplifier, adapter et ne pas augmenter la fiscalité,

– Répondre au défi de la désertification des villages et des centres-villes en reconnaissant le rôle  moteur  des  distributeurs -grossistes  en  boissons et en  avorisant la livraison de proximité ;

– Redéfinir les objectifs et les moyens de la formation  professionnelle : lancer un Plan d’Action  de valorisation des métiers du secteur de la distribution de proximité et adapter les obligations  de formation des chauffeurs – livreurs aux spécificités de la distribution de proximité.

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Lydie Anastassion

Journaliste spécialisée en restauration depuis plus de dix ans et diplômée de Paris-Dauphine, Lydie Anastassion dirige Restauration21, un média professionnel dédié aux enjeux durables du secteur. Elle enseigne également le développement durable en hôtellerie-restauration à l'EPMTTH.

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