La mention « fait maison » pour les restaurants finalement facultative ?

Dans le cadre de la discussion du  projet  loi sur la consommation  par les sénateurs, ceux-ci ont abandonné, mercredi 11 septembre,
le caractère obligatoire de la mention "fait
maison" pour les plats cuisinés sur place à partir de
produits bruts, adopté par les députés en juin dernier.

 

"Celui qui
commande un cassoulet au restaurant doit savoir s'il a été fait par le restaurateur
ou s'il a été mis en boîte à Castelnaudary avec une viande douteuse. Dans le
pays qui se veut la capitale mondiale de la gastronomie, le moins que l'on
puisse faire c'est de dire que c'est fait maison quand ça l'est ; ce n'est pas
disqualifier les autres
" a défendu Jean-Jacques Mirassou, sénateur de
la Haute-Garonne (groupe socialiste et apparentés).

 

 

" Vous serez
incapables d'apposer votre label car tous les restaurants font à la fois du «
fait maison » et des produits transformés. En tout cas, vous allez dégoûter
tous ceux qui en ont assez de la paperasse
" a argumenté Philippe
Adnot, sénateur (non inscrit) de l'Aube. 

 

Gérard Le Cam, sénateur des
Côtes d'Armor (groupe communiste républicain et citoyen) a avancé : "Ne rêvez pas, le label «
fait maison » ne concernera pas le restaurant ouvrier : comment voulez-vous que
dans un repas à 11 euros les haricots ne sortent pas de la boîte
? Je ne vois pas pourquoi la mention du « fait
maison » serait obligatoire. Dès lors qu'elle existe, celui qui l'apposera
s'exposera à des contrôles ; en prenant ce risque il donne une valeur à cette
pastille
".

 

Reste à voir ce que décideront les députés en seconde lecture.

 

Partager cet article

Lydie Anastassion

Journaliste spécialisée en restauration depuis plus de dix ans et diplômée de Paris-Dauphine, Lydie Anastassion dirige Restauration21, un média professionnel dédié aux enjeux durables du secteur. Elle enseigne également le développement durable en hôtellerie-restauration à l'EPMTTH.

COMMENTAIRES (0)