Good Food Resto, le futur label des restaurants responsables de la Région bruxelloise

Label_goodfood_resto1_BruxellesCoordonné par Bruxelles Environnement, le label Good Food Resto  devrait faire son apparition sur les devantures des restaurants "verts" la Région bruxelloise à partir de mars 2018. Déclinaison du programme Good Food lancé en  2016 sur ce territoire, il soutient les restaurants impliqués dans une démarche durable et concerne tout type de restauration : rapide, traditionnelle, étoilées. Les food-trucks, les restaurants d'insertion et hôtels également. Depuis septembre dernier, une campagne de recrutement est déployée auprès des établissements de la ville, en particulier des « restaurants déjà engagés dans une démarche durable, afin de constituer une première vague d’ambassadeurs » précise Nathalie Guilmin, porte-parole de Bruxelles Environnement.  

« 29 restaurants ont déjà marqué leur intérêt et leur intention de remettre un dossier. Nous aimerions atteindre 30 restaurants labellisés au terme de cette première campagne », poursuit-elle. Ceux qui le souhaitaient (24) ont déjà reçu la visite d'un coach pour identifier leurs points forts et leurs faiblesses. Puis, ceux qui déposeront un dossier recevront celle d'un contrôleur indépendant pour vérifier le respect des critères. C'est ensuite Bruxelles Environnement qui décidera de l'attribution  du  label (valable 3 ans) et pour quel niveau : 1 toque, 2 toques ou 3 toques, en fonction de l'engagement démontré par le restaurant.

 

Le respect de la législation relative à la restauration (gestion des déchets par exemple), la communication auprès de la clientèle sur les démarches durables entreprises et la non utilisation des produits de la 5e gamme constituent les 3 critères incontournables pour  être dans la course. Puis, des points sont attribués en fonction des actions mises en place :

– proposition d'un plat végétarien, d'un plat belge et de saison, d'un dessert avec fruit (belge) de saison ; d'un "doggy bag";

– utilisation de produits bio, de  produits frais uniquement,  de portions réduites pour les petites faims, de portions de viande réduite, d' accompagnements de légumes de saison ;

– approvisionnement direct auprès d'un producteur, production de ses propres ingrédients, ne pas utiliser de tomate fraiche  et de concombre hors saison.

 

« La plupart des critères sont liés à une preuve que le restaurateur doit fournir, certains critères ne sont vérifiables que lors d’un contrôle sur place» précise sur son site internet Bruxelles Environnement.

 

« Après cette première vague,  nous comptons élargir la prospection aux restaurants soucieux d’améliorer leurs pratiques mais qui ne sont pas nécessairement passés à l’action. Des outils et des conseils sont transmis par les coach pour faciliter cette transition» poursuit la porte-parole.

 

Pour cette opération, la Région de Bruxelles a mobilisé une enveloppe budgétaire de  174 464 € dont 35 000 € sont consacrés à l'accompagnement des restaurants, 18 150 au contrôle, 41 314 € à la prospection et la définition des outils de valorisation et 80 000 € à la communication, « essentiellement pour une mise en valeur des restaurants avec des témoignages et des reportages photos. »

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Lydie Anastassion

Journaliste spécialisée en restauration depuis plus de dix ans et diplômée de Paris-Dauphine, Lydie Anastassion dirige Restauration21, un média professionnel dédié aux enjeux durables du secteur. Elle enseigne également le développement durable en hôtellerie-restauration à l'EPMTTH.

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