Emballages, vaisselle ré-employable, collecte et tri des déchets : Le Snarr se remobilise

Hors crise Covid, la restauration rapide sert 1,9 milliard de repas par an.

Le Syndicat national de l’alimentation et de la restauration rapide a tenu son AG le 18 juin, l’occasion de faire le point sur les obligations réglementaires.

La crise sanitaire qui impacte depuis plus d’un an les 36 000 établissements de restauration rapide français ne modifie pas les échéances réglementaires à venir dans les prochains mois. Mais elle accentue d’avantage le focus sur les emballages à usage unique dont l’utilisation a bondi en click & collect et en livraison, les 2 canaux de vente autorisés pendant le confinement. De quoi rendre les dossiers emballages, vaisselle ré-employable, tri 5 flux et collecte des déchets encore plus prégnants comme l’a souligné la commission environnement du Syndicat national de l’alimentation et de la restauration rapide (Snarr) lors de son AG le 18 juin à Paris.

Au 31 décembre 2021, toutes les enseignes de restauration devront être en conformité avec l’obligation du tri 5 flux : leurs emballages en papier/carton, métal, plastique, verre et bois doivent être placés dans 5 poubelles distinctes en vue de leur valorisation. Ce qui signifie que ces déchets doivent être collectés de façon séparés. « La collecte mutualisée est la partie la plus dure à organiser » a précisé Stéphanie Schatz, à la tête de commission environnement du syndicat. Un comité de suivi devrait être mis en place en juillet. Lire aussi : Restauration rapide : uniformiser le tri des emballages pour mutualiser les collectes

Alors que la mise en place de la REP emballages de restauration annoncée pour 2021 semble au point mort, les professionnels se retrouvent partie prenantes de la REP jouet promise elle pour 2022. Sur les deux filières, le Snarr participe aux consultations sur les cahiers des charges et aux travaux de concertation du ministère de la Transition écologique et solidaire. En attendant, au 1er janvier 2022, il sera interdit d’offrir un jouet en plastique dans le cadre d’un menu enfant.

Il reste 18 mois aux restaurateurs pour se préparer au remplacement des contenants jetables (quelque soit leur composition) par de la vaisselle ré-employable pour les repas à consommer sur place dans les établissements de plus de 20 couverts.  Ce qui implique la mise en place de solutions internes ou externes pour la plonge. Les wraps ne sont pas concernés par cette réglementation.

Depuis le mois de février, la charte de réduction de l’impact environnemental des emballages et développement du réemploi dans le secteur de la restauration livrée, non réglementaire cette fois, impacte également les professionnels. Lire : 19 acteurs de la livraison s’engagent à sortir du plastique à usage unique.

A  noter :  Citeo qui travaille sur la définition de standards pour les emballages réemployables annonce pour janvier 2022 la publication de la listes des emballages autorisés dans le cadre de la loi Agec.

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Lydie Anastassion

Journaliste spécialisée en restauration depuis plus de dix ans et diplômée de Paris-Dauphine, Lydie Anastassion dirige Restauration21, un média professionnel dédié aux enjeux durables du secteur. Elle enseigne également le développement durable en hôtellerie-restauration à l'EPMTTH.

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