A Toulouse, le FCSI France travaille son prompt

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80 adhérents du FCSI France, qui réunit professionnels du conseil et de l’ingénierie de l’Hôtellerie-Restauration et  partenaires fabricants, ont répondu présents aux rencontres toulousaines organisées sur le thème « L’IA dans la cuisine de demain » les 15 et 16 mai derniers.

 «Notre ambition est de renforcer la présence du FCSI dans le paysage professionnel français et d’encourager le partage des savoirs » ont déclaré en ouverture des débats les 2 coprésidents du FCSI France, Sylvain Caussignac (HACS Restauration & Restauration Conseil) et Nicolas Sadmi (Alma Consulting). 4 points essentiels selon eux : placer l’humain au cœur de l’association, mettre l’expertise au service des clients, anticiper l’évolution de la profession à travers la formation et travailler sa dimension internationale.  Et d’insister : « Nous avons besoin d’être pointus sur la transition écologique, environnementale et énergétique. On nous demande également de porter ces thématiques dans nos structures ».

L’art de la question
Débuté par une visite au siège de l’entreprise Locacuisines (article à venir), le programme a placé l’intelligence artificielle générative au cœur des échanges.  Comment l’IA transforme-t-elle les métiers du conseil et de l’ingénierie en cuisine professionnelle et en hôtellerie ? Et comment les bureaux d’études en particulier peuvent-ils être les acteurs de cette transformation ? Devant des professionnels soucieux de garder la main sur leur savoir-faire, Alexandre Arlin (Polaria) a présenté les IA conversationnelles et génératives disponibles, clarifié le vocabulaire et…  dédramatisé. Comment générer  des images, des visuels ? Rédiger et mettre en forme des présentations ? Créer des environnements 3 D ? « Tout dépend de la façon dont on le demande à l’IA, a-t-il expliqué, car c’est  la qualité du prompt qui détermine la qualité de la réponse », les meilleurs prompts étant rédigés par les experts d’un domaine. Le consultant a appelé les enjeux de transparence, d’éthique et de responsabilisation des entreprises utilisatrices de l’IA.

Pour illustrer ce que l’IA peut apporter aux métiers de la RHD, Tayeba Chaudhary présenté Fullsoon, un outil décisionnel basé sur l’IA prédictive, permettant de prédire les ventes d’un restaurant et de gérer les stocks au plus près.Sont également pris en compte par le modèle prédictif les événements sportifs, la météo, les vacances scolaires, la cartographie des perturbations de la circulation, les événements culturels et calendaires susceptibles d’impacter l’activité d’un établissement.« En prédisant sa fréquentation, le nombre de plats commandés et la quantité exacte des ingrédients nécessaires à leur préparation, Fullsoon permet réduite d’un  tiers les pertes liées  gaspillage alimentaire », assure la cofondatrice de la startup.

Lire aussi : L’IA prédictive ajuste la production à la fréquentation

Dans le cadre de son partenariat avec  l’Isthia (Université Toulouse Jean-Jaurès), le FCSI a donné la parole à Anaïs Simon, étudiante en master 2 Management et Ingénierie de la Restauration Collective, et à Richard Loock, en master 1 Management en hôtellerie restauration. Avec Anne-Claire Yemsi Paillissé, coresponsable des Licences 3 en alternance en ingénierie et management de l’hôtellerie-restauration, ils ont expliqué l’importance des périodes de formation en entreprises dans les cursus universitaires.

Tayeba Chaudhary cofondatrice de Fullsoon. ©Restauration21

 

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Lydie Anastassion

Journaliste spécialisée en restauration depuis plus de dix ans et diplômée de Paris-Dauphine, Lydie Anastassion dirige Restauration21, un média professionnel dédié aux enjeux durables du secteur. Elle enseigne également le développement durable en hôtellerie-restauration à l'EPMTTH.

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